Benz, Benz, Benz

Parmi les médicaments psychotropes actuels, les benzodiazépines (anxiolityques) représentent un des plus gros risque d’addiction avec des conséquences souvent dramatiques. La France, en particulier est un pays avec une des plus fortes consommation au monde. Au total,  22 benzos sont commercialisés et 1 Français sur 5 (20% de la population) consomme des benzos au moins une fois par an.

Souvent mélangés avec de l’alcool (ils touchent les mêmes récepteurs du cerveau), cela donne un cocktail extrèmement dangereux, car les effets respectifs sont multipliés. Les effets secondaires les plus notables sont sur la mémoire et l’état psychomoteur. Ces dangers en font un médicament classé comme stupéfiant dans de nombreux pays. L’usage prolongé (+ de 4 semaines) est problématique en raison des risques d’accoutumance , d’une tolérance et d’une dépendance tant physique que psychique accompagné d’un syndrome de sevrage à l’arrêt de la consommation avec le risque d’un phénomène de rebond.

La première molécule (Librium) est apparue dans les années 1960, découverte par accident, comme c’est souvent le cas avec les médicaments. Les benzos sont prescrits principalement pour les troubles du sommeil et contre l’anxiété. Pris sur le long terme les effets se renversent avec augmentation des symptômes. Les benzos sont très souvent mal precrits et détournés par un grand nombre de médecins qui sont confrontés à des troubles d’ordre psychiques, alors que des méthodes naturelles et douces pratiquées sur la durée ont de bien meilleurs résultats et ne coûtent presque rien au système de santé. Les Rolling Stones avaient surnommés ces pilules « Mother’s Little Helpers » dans un de leurs premiers morceaux. Nous les surnommons « Alcool en pilule » et c’est pourquoi ils sont utilisés en quantité mesurée et décroissante dans les sevrages d’alcool sur une courte période de quelques jours pour éviter les risques convulsifs.