Counselling

Dans la culture anglo-saxonne, le terme de « Counselling » est utilisé pour désigner un ensemble de pratiques aussi diverses que celles qui consistent à orienter, aider, informer, soutenir, traiter. H.B. et A.C. English définissent le Counselling comme « une relation dans laquelle une personne tente d’aider une autre à comprendre et à résoudre des problèmes auxquels elle doit faire face. »

Un thème, concernant la philosophie du Counselling, prédomine dans toute la littérature anglo-saxonne : la croyance en la dignité et en la valeur de l’individu dans la reconnaissance de sa liberté à déterminer ses propres valeurs et objectifs et dans soin droit à poursuivre son style de vie. 
 L’individu a une valeur en soi en dehors de ce qu’il peut accomplir. Souvent il n’en a pas conscience et ignore son potentiel de développement, aussi le Counselling vise-t-il à l’aider à développer sa singularité et à accentuer son individualité. Au-delà d’une philosophie qui, à première vue, pourrait se lire comme une forme d’individualisme sauvage, les grands textes du Counselling font tous référence à la responsabilité de la personne vis-à-vis d’elle-même, d’autrui et de son environnement. L’individu n’est ni bon, ni mauvais par nature ou par hérédité. Il possède en lui un potentiel d’évolution et de changement. De la même manière, le Counsellor prend en compte le sens et les valeurs que le client attribue à la vie, à ses propres attitudes et comportements dans la mesure où un changement nécessité par l’environnement peut venir se heurter aux options philosophiques de la personne et et être en soi une cause de difficulté (ex : changement d’attitudes face au travail, à la famille, à la sexualité, à la mort, …). (1)

Selon Catherine Tourette-Turgis,  » le principe de cohérence du Counselling réside fondamentalement en ceci : beaucoup de situations de la vie sont causes à elles seules de souffrances psychologiques et sociales et nécessitent la conceptualisation et la mise à disposition de dispositifs de soutien auprès des publics concernés.  »

Pour elle, « le Counselling est une forme de « psychologie situationniste » :

c’est la situation qui est cause du symptôme et non l’inverse. En ce sens, le Counselling, forme d’accompagnement psychologique et social, désigne une situation dans laquelle deux personnes entrent en relation, l’une faisant explicitement appel à l’autre en lui exprimant une demande aux fins de traiter, résoudre, assumer un ou des problèmes qui la concernent. … l’expression « accompagnement psychologique » serait insuffisante dans la mesure où les champs d’application du Counselling, … désignent souvent des réalités sociales productrices à elles-seules chez les individus d’un ensemble de troubles ou de difficultés. »(1)

Le Counselling répond en ce sens aux besoins de personnes qui cherchent l’aide d’une personne pour résoudre, dans un temps relativement bref, des problèmes qui ne ressortissent pas forcément de leur propre pathologie. Ces problèmes peuvent en effet être liés aux contraintes ou à un contexte spécifique avec lequel elles doivent composer ou dans lequel elles doivent survivre et pour lesquels, la plupart du temps, la société ne les a pas préparées (ex: traumatisme de guerre, prévention du sida, chômage, …) ou n’assure pas les fonctions de soutien adéquates en temps réel.

Il existe des points communs au développement du Counselling qui peuvent être résumés par l’importance accordée :

  • aux méthodes actives dans la relation d’aide
  • à la croyance dans le potentiel d’un individu ou d’un groupe
  • à la croyance au changement dans un délai bref
  • à l’établissement d’une relation où l’empathie l’emporte sur l’autorité, où la réalité l’emporte sur le passé lointain
    à l’environnement comme facilitateur du changement et de l’évolution personnelle (groupe, travail dans les communautés).